Une année 2017 agile, innovante et volontaire.

engrais-vert-comment-les-choisir-comment-les-utiliserIl est toujours difficile de souhaiter les voeux de la nouvelle année. Quoi dire, que souhaiter  à ses partenaires, clients ? Tout le monde n’en est pas au même niveau, donc difficile de proposer un seul et même message qui puisse résonner auprès de chacun.

J’ai donc lu, écouté et été très attentive aux tendances du moment, aux mots qui m’ont touchée, convaincue et je vous propose donc la synthèse de ce que je vous souhaite pour cette nouvelle année qui s’annonce.

Je vous souhaite donc à tous et à chacun, de vous lancer dans l’avenir de cette année, de la saisir avec courage, folie, invention et énergie. Vous pourrez ainsi en faire ce que vous voudrez ou du moins, vous pourrez lui donner une orientation qui vous sera propre et vous ne la subirez plus…vous la jouerez.

Je vous souhaite aussi, d’être optimiste, sans être naïf : croire que vous avez un rôle à jouer et que tous, nous pouvons vraiment faire avancer et bouger les lignes. Parlez, échangez, enrichissez vous et n’ayez pas peur des idées contraires. Même si elles sont loin de vos bases, elles vous feront toujours avancer, ne serait ce que pour renforcer vos arguments ou affiner votre vision.

Prenez du temps pour vous, pour rien, pour contempler le beau, pour être présent à l’instant qui s’écoule, parce que finalement, nous ne sommes pas là pour très longtemps, donc profitons-en.

Créons du lien avec autrui, bien sur, mais pas n’importe quel lien. Un lien de qualité, de bienveillance et d’enrichissement mutuel. Fuyons les liens intéressés et peu sincères qui nous polluent tant.

Enfin, une notion me plait beaucoup et qui est certes dans l’air du temps, mais qui m’inspire. Soyons agiles et adaptatifs. Ecoutons ce qui se passe, les forces, menaces du moments et surfons avec bonheur sur ce que nous propose notre temps. Soyons souples et confiants dans notre propension à savoir utiliser les forces du moment pour les transformer en formidables opportunités de progrès.

Très belle année à tous et à bientôt pour mettre en pratique dans vos organisations cette approche dynamique et porteuse de sens, source de bien-être et de performance.

Publicités

La RSE pour tous !

310033_415339608481642_573887327_n

Convaincue que les bonnes pratiques de développement durables ou RSE se déclinent à l’infini, j’aime à varier les champs d’application et la typologie de mes clients.

Récemment, c’est avec un coiffeur intéressé par une démarche durable que j’ai travaillé.

Nous nous sommes basés sur le référentiel déployé par la profession : Développement durable, mon coiffeur s’engage. http://moncoiffeursengage.com

Nous avons d’abord travaillé ensemble le diagnostic de son salon, aussi bien sur les questions classiques de l’eau, de l’énergie, des déchets, que sur l’aspect RH : prévention des TMS, RPS et mise à jour du document unique…

Enfin, lors d’une réunion animée en intelligence collective avec les salariés du salon, nous avons établit un plan d’action sur les étapes encore à franchir pour continuer à progresser.

Cet accompagnement m’a permis de mettre le doigts sur la richesse d’un apport extérieur qui saura pointer parfois des actions simples à fort impact auprès des professionnels : ex : changer tous les produits d’entretien en eco-labellisés, inciter les fournisseurs à diminuer les emballages, apprendre à mieux lire le contenu des produits sur les étiquettes, adopter des techniques de tri plus pointues, engendrer une réflexion sur l’économie circulaire…

 

Cette mission s’est révélée extrêmement intéressante, car elle m’a permis de mettre au service d’un commerçant, profession que je connais bien notamment grâce à ma grande expérience passée au sein du réseau commercial de La Française des Jeux, mon expertise Développement durable.

J’aimerai pouvoir envisager qu’un grand nombre de syndicats professionnels ou fédérations sauront prendre le sujet à bras le corps, pour que les bonnes pratiques se diffusent à tous : boulanger, poste…

Certaines collectivités ont commencé à travailler le sujet, notamment en valorisant les bonnes pratiques des commerçants :

  • Chambery a développé une charte pour les commerçants artisans engagés pour le développement durable,
  • Le Grand Lyon : avec le label : « le grand Lyon, ville équitable et durable ». Avec ce label, la Ville de Lyon souhaite donner de la visibilité à l’offre locale de produits et services responsables, et encourager le développement d’entreprises sur des secteurs d’activités éco-responsable pour un développement durable des territoires.

Ces labels présentent plusieurs avantages : non seulement ils proposent une série de questions à se poser aux organisations souhaitant développer une démarche, mais aussi, ils valorisent les bonnes actions menées, incitent les consommateurs à se poser les bonnes questions lorsqu’ils achètent (de consommateur à consom’acteur) et cela permet aussi aux commerçants labellisés de valoriser leurs commerces et de se démarquer face à la concurrence. Dans ces approches, les trois grands piliers du développement durables sont travaillés : environnement (réduction de l’impact environnemental du commerçant), social (meilleur prise en compte des TMS ou RPS), enfin économique (développement potentiel de l’activité du commerçant grâce à une campagne de communication liée à la labellisation et à l’attrait d’une nouvelle clientèle sensible à la question du DD).

J’aimerai, dans les prochaines semaines-mois continuer dans ces actions concrètes et dont les effets sont immédiats.

Institut INSPIRE et Ferme Urbaine

Depuis le début du mois de Février j’accompagne l’Institut INSPIRE dans son projet de ferme urbaine La Marcotte.

Dans cet article, je tiens à vous présenter ce projet qui me tient particulièrement à coeur car il répond à de très nombreux enjeux de nos sociétés. Alors place à la présentation…

la marcotte_logo avec marge

Mais c’est quoi au juste La Marcotte ?

* C’est une infrastructure qui rend des services écologiques (traitement des eaux de pluie, dépollution de l’air, recyclage des déchets organiques, îlots de verdure et de fraicheur) et donne à nouveau une place à la biodiversité en ville,

* C’est une plateforme d’économie circulaire qui transforme des déchets en ressources,

* C’est un lieu d’accueil du public où chacun peut participer, se former, se reconnecter au vivant ou, tout simplement, se réunir pour discuter de la vie du quartier,

*Et c’est, bien sûr, une ferme qui produit localement et en circuits courts des fruits et légumes sains et savoureux, des champignons, des œufs, du miel, etc.

Ce projet trouve son sens dans un contexte d’augmentation de la population urbaine, de changements climatiques, d’érosion des sols fertiles, de raréfaction des ressources et de fragmentation des liens sociaux.

La Marcotte et ses fonctions

Inspirée par la nature, La Marcotte fonctionne comme un écosystème naturel :

  • Elle recycle les déchets (déchets d’élagage, de taille ou de tonte, rebuts alimentaires) en produits (compost, paillage, etc.),
  • Elle dépollue l’air et purifie l’eau de pluie grâce aux plantes,
  • Elle produit suffisamment d’énergie pour ses besoins et contribue à ceux du quartier,
  • Elle produit une alimentation saine et locale,
  • Elle constitue un îlot de verdure et de fraicheur dans un contexte urbain bétonné,
  • Elle contribue à la cohésion sociale, à la qualité du cadre de vie et sert de support pédagogique (scolaire, formation continue, etc.).

Comme un écosystème naturel, La Marcotte évolue, s’adapte à l’espace disponible, au climat et aux besoins locaux, ceux des riverains et des collectivités.

Elle contribue à la création d’emplois locaux pour son entretien et sa gestion quotidienne.

Elle favorise la résilience des territoires et leur adaptation au changement climatique.

Les bénéfices de La Marcotte

Le caractère modulaire et hors-sol de La Marcotte ouvre des possibilités d’implantation rapide en milieu urbain dense et répond à la demande croissante d’espaces verts et de projets sociaux. La Marcotte devient ainsi un élément de réponse aux besoins des citoyens, des entreprises et des collectivités.

La Marcotte

Des bénéfices pour tous

  • Partage de connaissances par l’observation, la pratique, la formation
  • Lien social revitalisé au sein d’une structure et d’un quartier par la reconnexion au vivant
  • Sensibilisation et accès facile à une alimentation saine, produite localement
  • Nouveau cadre de vie pour un faible investissement initial : utilisation de matériaux recyclés, de ressources locales et bio-sourcées, innovation dans la conception du bâtiment et de ses éléments techniques
  • Coûts d’exploitation minimes grâce à sa sobriété en eau et en électricité et au coût de traitement évité des déchets.

La Marcotte

Un atout pour les collectivités locales et les bailleurs sociaux

  • Attractivité du quartier et amélioration du cadre de vie pour les habitants
  • Valorisation du patrimoine immobilier
  • Tiers lieu à moindre coût pouvant accueillir des activités sociales (éducation, conférences…) et/ou économiques (co-working, fab-lab…)
  • Réponse concrète à la demande, par les citoyens, d’espaces verts et de jardins partagés
  • Ilot de fraicheur dans un environnement bétonné
  • Support pour une participation citoyenne accrue autour d’un projet de quartier : co-conception en amont et concertation régulière
  • Contribution aux services écosystémiques et soutien à la politique de transition énergétique de la ville ou du territoire.

La Marcotte 

Une ressource pour les structures privées

(Entreprises disposant d’espace extérieur, syndics de co-propriété, gestionnaires de zones d’activités, restaurants …)

  • Amélioration du bien-être au travail
  • Diminution des frais d’entretien des espaces verts dans les co-propriétés
  • Mobilisation et motivation des salariés autour d’un projet responsable
  • Valorisation de l’image de l’entreprise en interne et en externe
  • Support et matérialisation d’une stratégie RSE
  • Support d’activités de services permettant de rentabiliser l’investissement.

 

Le réseau des Marcottes

Le concept de La Marcotte a vocation à créer progressivement un réseau étendu de Marcottes. Au sein de ce réseau, les exploitants de Marcottes partageront leur retour d’expérience pour évoluer et renforcer leur contribution à la transformation de nos villes.

Le prototype de La Marcotte

Avant de déployer un réseau de Marcottes à une large échelle, il faut d’abord en construire une ! Ce prototype sera notre démonstrateur que chacun pourra venir visiter pour mieux comprendre le concept. Il sera construit au sein du Lycée Agricole de Valabre à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône et son inauguration est prévue le 20 mai 2016.

Schéma Marcotte Valabre

Pour plus de renseignement, rendez-vous sur le site de lamarcotte.com

 

 

L’économie de fonctionnalité et éco-mobilité

Petit retour en arrière sur ma participation à des ateliers de design de service en économie de fonctionnalité animés par l’Institut Inspire.

Avant d’aller plus loin, je me permets un petit rappel sur ce que recouvre le concept d’économie de fonctionnalité. L’idée est de remplacer la vente d’un produit par la vente d’un usage, ce qui permet d’atteindre plusieurs bénéfices : amélioration de la durée de vie des produits et de leur taux d’utilisation, tout en limitant les impacts sur l’environnement.

Suite à la participation à ses ateliers de design de service, nous avons proposé un projet favorisant la mise en avant des moyens de locomotion existant pour l’usager sur la communauté de marseille, via une plateforme web. Cette plateforme a pour vocation de proposer l’usage (itinéraire parcouru) par différents moyens de locomotions proposés existants : co-voiturage, transports en commun, vélo, taxis… Les bénéfices attendus par ce type d’application sont multiples : baisse du nombre de voitures utilisées avec un seul voyageur, donc diminution du trafic et des bouchons ; baisse de l’empreinte environnementale par une baisse du trafic routier ; meilleure rentabilité économique pour les acteurs de la mobilité ; baisse des couts de transport pour les usagers…

Afin que vous puissiez mieux comprendre le concept développé, voici un lien dans lequel j’explique le service envisagé :

http://www.frequencemistral.com/L-economie-de-fonctionnalite-a-fait-sa-promotion-a-Marseille-Rencontre-avec-deux-dynamiques-creatrices-d-entreprises_a1212.html

Mon interview débute à 2 mns 33.

Animation de groupe en Intelligence Collective

Ces derniers jours, j’ai eu l’occasion d’animer à plusieurs reprises des groupes de travail en Intelligence collective. Dans les deux cas, il s’agissait de sujets touchant de près au Développement Durable.

Il est très intéressant de constater combien les réactions des primo participants à une session d’IC sont similaires, quelques soient les groupes et personnalités concernées.

Tout d’abord on peut ressentir une certaine gène physique dans la proximité liée au cercle, mais celle-ci à tendance à disparaitre au delà de 15 mns d’exercice.

Le deuxième constat réside dans la difficulté d’un très grand nombre d’attendre son tour pour parler : que de frustration 😉 Inversement, quelle richesse que de pouvoir donner la parole à chacun et de façon équitable. Enfin pouvoir entendre la parole de chacun avec le même poids : cela apporte un réel rééquilibrage dans le temps de parole de chacun et enrichit d’autant plus le travail. Cette opportunité d’être entendu et écouté par tous peut également générer un certain inconfort (le trac) qui tourne ensuite très vite en bien-être 😉

Inviter les personnes qui souhaitent intervenir alors que ce n’est pas leur tour de parole, de noter ce qu’ils souhaitent exprimer : réduit grandement la frustration.

Plusieurs points de vigilance pour le bon fonctionnement du groupe :

En ce qui concerne la sociocratie, il est extrêmement important que la proposition faite par le porteur de projet soit la plus claire et la plus aboutie possible. Ainsi les tours de clarification, seront rapides et dynamique.

Autre point de vigilance, la nécessité de former un cercle réel où tout le monde peut se voir, afin de renforcer la qualité d’écoute des participants.

Il est selon moi aussi extrêmement important de limiter le nombre de participants à un cercle : maximum 10 personnes. Au delà, si les participants ne sont pas habitués aux techniques d’IC, les tours de parole risquent d’être trop longs et les participants pourront alors s’impatienter et trouver le processus trop long.

Enfin, dernier éléments, pour que le groupe monte en puissance, il faut un temps de maturation et plusieurs expériences en IC. En effet, la première expérience peut être vécue comme quelque peu inconfortable, mais dès la deuxième expérience, les participants sauront mieux gérer leur temps de parole, en travaillant la synthèse, la non répétition de ce qui a déjà été dit et le groupe gagnera en puissance. Il est donc selon moi indispensable de répéter les expériences en IC pour pouvoir progressivement sentir les bénéfices profonds de la méthode.

 

l’Economie circulaire pour réconcilier les organisations avec le DD

Je me suis rendue ce lundi à un colloque sur l’économie circulaire organisée par le CBE Sud Luberon, l’institut de l’économie circulaire et le Parc Naturel Régional du Luberon.

Le thème central abordé était donc l’économie circulaire.

J’ai particulièrement suivi la table ronde qui présentait la toute nouvelle démarche de la mairie de Miramas « zero déchet, zero gaspillage », assez proche de la démarche Zero Waste.

Dans leur présentation les chargés de mission à la mairie de Miramas nous ont expliqué que leur rôle était très centré sur de l’animation et avaient comme première mission de faire se rencontrer les Parties Prenantes du territoire et de déterminer les flux de matières pour mieux les organiser et les valoriser.

Ce programme a des objectifs économiques évidents (transformer les déchets en ressources), créer une nouvelle dynamique économique en créant du lien entre les différents entrepreneurs présents sur le territoire… Découle de ces bénéfices économiques la création d’emploi locaux (Miramas étant une des ville des Bouches du Rhône la plus touchée du département des Bouches du Rhône) la réduction des déchets…

Finalement en prenant du recul, on peut constater que les enjeux du Développement Durable et de l’économie circulaire se rejoignent. En effet, même si le développement durable a une approche plus systémique en englobant les piliers de l’économique, du social et de l’environnemental et bien que l’économie circulaire à l’origine se concentre plus spécifiquement sur l’environnement en préservant les ressources et en générant moins de déchets, on constate qu’au final ces deux démarches sont génératrices d’emploi, de lien social et de protection de l’environnement.

Peut-être pouvons nous envisager l’économie circulaire comme outil du développement durable avec le bénéfice d’intéresser les organisations directement sur la partie économique : transformation du déchet en ressource, économie de consommation de ressources.

Un frein néanmoins reste à combattre ; donner envie aux organisations d’un même territoire de travailler ensemble. Reste les anciens réflexes de peur « d’espionnage », de concurrence à tout crin…  Petit à petit, les dirigeants comprennent leur intérêt à adopter une autre attitude envers leurs « voisins ». A mon avis, à ce stade, l’intelligence collective a un rôle important à jouer pour animer et faire émerger les bonnes idées qui permettrons de lancer les programmes d’économie circulaire.

En tout cas, bravo Miramas qui j’espère va générer une nouvelle dynamique localement et entrainer d’autres territoires dans son sillage.

L’Intelligence Collective au service du DD et de la RSE

Parce que les organisations et notre société entière sont en transition, de nouveaux outils de décision, d’innovation et de stratégie émergent. Parmi cette myriade d’outils, un me semble particulièrement approprié : l’Intelligence collective. J’ai ainsi suivi une formation sur le rôle d’animateur-facilitateur sur les outils d’intelligence collective.

Voici les éléments principaux que j’en retiens :

– souvent considéré comme un outil « ou on ne fait rien de plus que d’utiliser des post-it ! », j’ai constaté que l’Intelligence collective est un outil précis, régi par de nombreuses règles et qui demande de la rigueur et du professionnalisme de la part de son facilitateur.

– les champs d’application sont multiples : utilisables dans la sphère privée comme professionnelle, cet outil tire vers l’homéostasie de nos organisations : chacun à une place dans le groupe et est responsable de ses choix et de ses émotions, la parole est au centre, la devise est de faire émerger plutôt que de générer des débats qui diminueront drastiquement la richesse des propositions. Les outils peuvent permettre : de travailler une vision commune pour une organisation, prendre des décisions (cercles sociocratiques), développer l’innovation et bien d’autres encore…

– La notion de bienveillance au coeur du processus : aujourd’hui quelque peu disparue, du fait de la compétitivité, la concurrence et autres valeurs qui font tourner nos sociétés, la bienveillance est en IC un pré-requis des participants entre-eux : le « je » au service du nous.

Déjà très convaincue de la richesse potentielle de la production d’un groupe, l’IC apporte encore de nouveaux avantages majeurs dans la mutation de nos organisations : sentiment d’appartenance des membres du groupe, re-mobilisation autour d’un projet commun, force de créativité pour les solutions de la transition, vision commune.

Je vais ainsi, aussi souvent qu’il me le sera possible, proposer ces outils pour mener à bien mes missions.

Quelques exemples d’outils d’IC :

– le story-telling : pour créer l’avenir collectivement

– le world café : trouver des solutions par la créativité

– Parall’axe : trouver des solutions par la créativité

– les cerces sociocratiques : pour prendre des décisions

– le pro action café : pour afiner les projets et partager les connaissances

Lancement d’un Plan de déplacement d’un établissement scolaire

Né à Plan-de-Cuques (banlieue Marseillaise de 11000 habitants) d’une association de citoyens volontaires d’impulser des initiatives pour le bien-être de tous, nous avons lancé un projet de Plan de Déplacement d’un Etablissement Scolaire (PDES) via l’organisation d’un Pédibus.

Un pédibus, c’est quoi : il s’agit d’un bus à pied ! C’est à dire qu’un ou plusieurs accompagnateurs encadrent des enfants qui vont ou reviennent à pieds de l’école en respectant un horaire précis et des arrêts pré-déterminés.

Partis de rien, nous avons monté une campagne de sensibilisation (organisation de stand au sortir de l’école), une enquête de déplacement auprès des parents via une étude quantitative afin de déterminer les pratiques actuelles ainsi que les volontés de participation à la mise en place d’un Pédibus. Nous avons ensuite organisé un « pilote » afin de tester l’organisation et réaliser les quelques ajustements nécessaires avant le lancement officiel. Des chartes de bon fonctionnement ont été rédigées pour les parents, enfants et accompagnateurs : chacune des parties s’engageant sur quelques règles fondamentales pour le bon fonctionnement du process. Un système d’information a même été créé afin de pouvoir partager les plannings mis à jour entre les parents et les accompagnateurs.

Aujourd’hui le Pédibus fonctionne depuis 3 semaines et nous sommes contents du résultat (74 trajets hebdomadaires, concernant une vingtaine d’enfants sur un groupe scolaire de 150 enfants). Nous pensons que le pédibus va prendre de l’ampleur grâce à la participation de nouveaux enfants et parents accompagnateurs qui se révèleront dans le temps. Nous fonctionnons aujourd’hui avec les leaders et les suiveurs ne sauraient tarder 😉

Je constate aujourd’hui avec bonheur que le Pédibus est un outil assez puissant de Développement Durable pour un territoire et ce à plusieurs titres : tout d’abord, d’un point de vue éducatif, les enfants réapprennent qu’il est « possible » de marcher, que ce n’est pas fatiguant, que quelque soit le temps, la pratique de la marche est envisageable et qu’il est très agréable de découvrir d’autres enfants tout en marchant tranquillement pour se rendre à l’école. Cela leur évite la période de stress liée au trajet en voiture, au retard éventuel, aux embouteillages et agressions possibles entre automobilistes…

D’autre part, le Pédibus est un merveilleux outil de lien social : des personnes (parents et enfants) qui n’avaient jamais eu de contact auparavant se retrouvent actifs dans une action visant le bien-être des enfants. De plus, les parents montrent un réel engouement, voire une fierté dans la participation à une action « citoyenne » simple.

Enfin, nous visons un désengorgement routier de la zone proche de l’école, afin d’améliorer la sécurité des piétons, mais aussi diminuer la pollution atmosphérique liée à ce trafic routier dense sur une courte période.

Je reste convaincue que ce genre d’initiative peut faire boule de neige et nous souhaitons soutenir ce procédé dans les autres groupes scolaires de la commune, ainsi que promouvoir l’utilisation du vélo et de l’éco-mobilité en général : co-voiturage, auto-partage.

Une nouvelle année qui commence.

En ce début2015 image d’année, je voulais vous souhaiter à toutes et à tous une très belle année, riche en actions, découverte et partage pour la mise en place de pratiques responsables au sein de vos organisations petites et grandes. Notre Intelligence mise en commun nous permettra de trouver les solutions les plus efficaces et appropriées pour chaque situation.

A très bientôt pour de nouveaux projets.

Emmanuelle Seguret – Blue Ink

Visite Pollutec

Jeudi 4 Décembre 2014, je me suis rendue sur Le salon Pollutec à Lyon. Incroyable la taille de ce salon dédié essentiellement, comme son nom l’indique à tout ce qui touche la pollution : de l’air, de l’eau, des sols… Peu d’éléments malgré tout sur la Biodiversité et sur une approche plus systémique du Développement Durable.

J’ai assisté à des conférences intéressantes autour : des achats responsables leviers de la RSE dans les entreprises (organisé par l’Ademe), une présentation du label Envol, label dédié aux entreprises de moins de 50 salariés souhaitant démarrer une première démarche vers la certification ISO 14001 (je vais m’y pencher sérieusement), et enfin un plateau télé sur l’économie circulaire (discours des représentant des ministères de l’industrie et de l’environnement qui me laissent sceptiques quant à la réelle volonté de l’état à favoriser l’économie circulaire. En effet, le développement de cette économie est aujourd’hui uniquement basée sur le volontariat, c’est dire si je suis optimiste !).

J’ai été totalement séduite par l’application que Le grand Lyon développe pour faciliter l’écomobilité : Opti mod. Son objectif est de proposer en temps réel plusieurs trajets avec différents moyens de locomotion un seul trajet : sont proposés le train, le vélo perso, le vélov, la voiture électrique, le co-voiturage, les transports en commun lyonnais… Cette application sera disponible en Janvier 2015 sur internet, puis sur Smartphone à partir de mars 2015. . A suivre avec beaucoup d’attention, car le projet est ambitieux et pourrait bien révolutionner quelque peu les transports dans nos grandes villes. Je m’en inspirerait bien pour Marseille ! Gros dossier à travailler en perspective.