l’Economie circulaire pour réconcilier les organisations avec le DD

Je me suis rendue ce lundi à un colloque sur l’économie circulaire organisée par le CBE Sud Luberon, l’institut de l’économie circulaire et le Parc Naturel Régional du Luberon.

Le thème central abordé était donc l’économie circulaire.

J’ai particulièrement suivi la table ronde qui présentait la toute nouvelle démarche de la mairie de Miramas « zero déchet, zero gaspillage », assez proche de la démarche Zero Waste.

Dans leur présentation les chargés de mission à la mairie de Miramas nous ont expliqué que leur rôle était très centré sur de l’animation et avaient comme première mission de faire se rencontrer les Parties Prenantes du territoire et de déterminer les flux de matières pour mieux les organiser et les valoriser.

Ce programme a des objectifs économiques évidents (transformer les déchets en ressources), créer une nouvelle dynamique économique en créant du lien entre les différents entrepreneurs présents sur le territoire… Découle de ces bénéfices économiques la création d’emploi locaux (Miramas étant une des ville des Bouches du Rhône la plus touchée du département des Bouches du Rhône) la réduction des déchets…

Finalement en prenant du recul, on peut constater que les enjeux du Développement Durable et de l’économie circulaire se rejoignent. En effet, même si le développement durable a une approche plus systémique en englobant les piliers de l’économique, du social et de l’environnemental et bien que l’économie circulaire à l’origine se concentre plus spécifiquement sur l’environnement en préservant les ressources et en générant moins de déchets, on constate qu’au final ces deux démarches sont génératrices d’emploi, de lien social et de protection de l’environnement.

Peut-être pouvons nous envisager l’économie circulaire comme outil du développement durable avec le bénéfice d’intéresser les organisations directement sur la partie économique : transformation du déchet en ressource, économie de consommation de ressources.

Un frein néanmoins reste à combattre ; donner envie aux organisations d’un même territoire de travailler ensemble. Reste les anciens réflexes de peur « d’espionnage », de concurrence à tout crin…  Petit à petit, les dirigeants comprennent leur intérêt à adopter une autre attitude envers leurs « voisins ». A mon avis, à ce stade, l’intelligence collective a un rôle important à jouer pour animer et faire émerger les bonnes idées qui permettrons de lancer les programmes d’économie circulaire.

En tout cas, bravo Miramas qui j’espère va générer une nouvelle dynamique localement et entrainer d’autres territoires dans son sillage.

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L’Intelligence Collective au service du DD et de la RSE

Parce que les organisations et notre société entière sont en transition, de nouveaux outils de décision, d’innovation et de stratégie émergent. Parmi cette myriade d’outils, un me semble particulièrement approprié : l’Intelligence collective. J’ai ainsi suivi une formation sur le rôle d’animateur-facilitateur sur les outils d’intelligence collective.

Voici les éléments principaux que j’en retiens :

– souvent considéré comme un outil « ou on ne fait rien de plus que d’utiliser des post-it ! », j’ai constaté que l’Intelligence collective est un outil précis, régi par de nombreuses règles et qui demande de la rigueur et du professionnalisme de la part de son facilitateur.

– les champs d’application sont multiples : utilisables dans la sphère privée comme professionnelle, cet outil tire vers l’homéostasie de nos organisations : chacun à une place dans le groupe et est responsable de ses choix et de ses émotions, la parole est au centre, la devise est de faire émerger plutôt que de générer des débats qui diminueront drastiquement la richesse des propositions. Les outils peuvent permettre : de travailler une vision commune pour une organisation, prendre des décisions (cercles sociocratiques), développer l’innovation et bien d’autres encore…

– La notion de bienveillance au coeur du processus : aujourd’hui quelque peu disparue, du fait de la compétitivité, la concurrence et autres valeurs qui font tourner nos sociétés, la bienveillance est en IC un pré-requis des participants entre-eux : le « je » au service du nous.

Déjà très convaincue de la richesse potentielle de la production d’un groupe, l’IC apporte encore de nouveaux avantages majeurs dans la mutation de nos organisations : sentiment d’appartenance des membres du groupe, re-mobilisation autour d’un projet commun, force de créativité pour les solutions de la transition, vision commune.

Je vais ainsi, aussi souvent qu’il me le sera possible, proposer ces outils pour mener à bien mes missions.

Quelques exemples d’outils d’IC :

– le story-telling : pour créer l’avenir collectivement

– le world café : trouver des solutions par la créativité

– Parall’axe : trouver des solutions par la créativité

– les cerces sociocratiques : pour prendre des décisions

– le pro action café : pour afiner les projets et partager les connaissances

Lancement d’un Plan de déplacement d’un établissement scolaire

Né à Plan-de-Cuques (banlieue Marseillaise de 11000 habitants) d’une association de citoyens volontaires d’impulser des initiatives pour le bien-être de tous, nous avons lancé un projet de Plan de Déplacement d’un Etablissement Scolaire (PDES) via l’organisation d’un Pédibus.

Un pédibus, c’est quoi : il s’agit d’un bus à pied ! C’est à dire qu’un ou plusieurs accompagnateurs encadrent des enfants qui vont ou reviennent à pieds de l’école en respectant un horaire précis et des arrêts pré-déterminés.

Partis de rien, nous avons monté une campagne de sensibilisation (organisation de stand au sortir de l’école), une enquête de déplacement auprès des parents via une étude quantitative afin de déterminer les pratiques actuelles ainsi que les volontés de participation à la mise en place d’un Pédibus. Nous avons ensuite organisé un « pilote » afin de tester l’organisation et réaliser les quelques ajustements nécessaires avant le lancement officiel. Des chartes de bon fonctionnement ont été rédigées pour les parents, enfants et accompagnateurs : chacune des parties s’engageant sur quelques règles fondamentales pour le bon fonctionnement du process. Un système d’information a même été créé afin de pouvoir partager les plannings mis à jour entre les parents et les accompagnateurs.

Aujourd’hui le Pédibus fonctionne depuis 3 semaines et nous sommes contents du résultat (74 trajets hebdomadaires, concernant une vingtaine d’enfants sur un groupe scolaire de 150 enfants). Nous pensons que le pédibus va prendre de l’ampleur grâce à la participation de nouveaux enfants et parents accompagnateurs qui se révèleront dans le temps. Nous fonctionnons aujourd’hui avec les leaders et les suiveurs ne sauraient tarder 😉

Je constate aujourd’hui avec bonheur que le Pédibus est un outil assez puissant de Développement Durable pour un territoire et ce à plusieurs titres : tout d’abord, d’un point de vue éducatif, les enfants réapprennent qu’il est « possible » de marcher, que ce n’est pas fatiguant, que quelque soit le temps, la pratique de la marche est envisageable et qu’il est très agréable de découvrir d’autres enfants tout en marchant tranquillement pour se rendre à l’école. Cela leur évite la période de stress liée au trajet en voiture, au retard éventuel, aux embouteillages et agressions possibles entre automobilistes…

D’autre part, le Pédibus est un merveilleux outil de lien social : des personnes (parents et enfants) qui n’avaient jamais eu de contact auparavant se retrouvent actifs dans une action visant le bien-être des enfants. De plus, les parents montrent un réel engouement, voire une fierté dans la participation à une action « citoyenne » simple.

Enfin, nous visons un désengorgement routier de la zone proche de l’école, afin d’améliorer la sécurité des piétons, mais aussi diminuer la pollution atmosphérique liée à ce trafic routier dense sur une courte période.

Je reste convaincue que ce genre d’initiative peut faire boule de neige et nous souhaitons soutenir ce procédé dans les autres groupes scolaires de la commune, ainsi que promouvoir l’utilisation du vélo et de l’éco-mobilité en général : co-voiturage, auto-partage.

Une nouvelle année qui commence.

En ce début2015 image d’année, je voulais vous souhaiter à toutes et à tous une très belle année, riche en actions, découverte et partage pour la mise en place de pratiques responsables au sein de vos organisations petites et grandes. Notre Intelligence mise en commun nous permettra de trouver les solutions les plus efficaces et appropriées pour chaque situation.

A très bientôt pour de nouveaux projets.

Emmanuelle Seguret – Blue Ink

Visite Pollutec

Jeudi 4 Décembre 2014, je me suis rendue sur Le salon Pollutec à Lyon. Incroyable la taille de ce salon dédié essentiellement, comme son nom l’indique à tout ce qui touche la pollution : de l’air, de l’eau, des sols… Peu d’éléments malgré tout sur la Biodiversité et sur une approche plus systémique du Développement Durable.

J’ai assisté à des conférences intéressantes autour : des achats responsables leviers de la RSE dans les entreprises (organisé par l’Ademe), une présentation du label Envol, label dédié aux entreprises de moins de 50 salariés souhaitant démarrer une première démarche vers la certification ISO 14001 (je vais m’y pencher sérieusement), et enfin un plateau télé sur l’économie circulaire (discours des représentant des ministères de l’industrie et de l’environnement qui me laissent sceptiques quant à la réelle volonté de l’état à favoriser l’économie circulaire. En effet, le développement de cette économie est aujourd’hui uniquement basée sur le volontariat, c’est dire si je suis optimiste !).

J’ai été totalement séduite par l’application que Le grand Lyon développe pour faciliter l’écomobilité : Opti mod. Son objectif est de proposer en temps réel plusieurs trajets avec différents moyens de locomotion un seul trajet : sont proposés le train, le vélo perso, le vélov, la voiture électrique, le co-voiturage, les transports en commun lyonnais… Cette application sera disponible en Janvier 2015 sur internet, puis sur Smartphone à partir de mars 2015. . A suivre avec beaucoup d’attention, car le projet est ambitieux et pourrait bien révolutionner quelque peu les transports dans nos grandes villes. Je m’en inspirerait bien pour Marseille ! Gros dossier à travailler en perspective.

Lancement de mon blog

Ca y est, je me lance. Après quelques hésitations me voici enfin visible sur le net.

Déjà présente sur Facebook, Linkedin et Twitter, il me manquait cette corde à mon arc, pour qu’enfin je puisse exprimer mes convictions, compétences et champs d’action dans les organisations.

J’espère de ce fait, répondre aux interrogations des uns et des autres en ce qui concerne mon activité professionelle au sein de Blue Ink. Le contact direct reste néanmoins le meilleur. Vous pouvez donc me joindre soit par mail, eseguret@blueink.eu soit par téléphone : 0603211028. A très vite donc pour échanger et avancer ensemble sur des questions de RSE ou Développement durable.