De l’importance de la position meta

Capture d_écran 2018-02-06 à 18.29.16A l’occasion d’une session de sensibilisation-formation en Intelligence collective que j’ai animée auprès de porteurs de projets culturels et artistiques, j’ai usé et abusé de temps de méta. Qu’est-ce donc, me direz-vous ?

Si l’on se replonge dans l’étymologie du terme, voici ce que l’on trouve : mot du grec ancien qui signifie « au-dela, après ».

En effet, la position méta permet de conscientiser ce qui est en train de se passer au niveau du corps, du coeur et de l’esprit. Elle permet de prendre du recul, de comprendre, de se recentrer et d’éviter des réactions hâtives parfois peu constructives. Elle permet de rentrer dans un processus d’écoute réelle et bienveillante de l’autre. Ainsi pendant trois heures, j’ai invité les participants à qui je faisais expérimenter des temps d’intelligence collective, à prendre très régulièrement cette position méta afin qu’ils commencent à prendre l’habitude de « relever la tête », « prendre de la hauteur » par rapport aux situations vécues.

En écoutant une conférence de Jean-François Noubel, j’ai retenu une idée forte qui allait dans le sens de mon article : « J’ai décidé dans ma vie, qu’au cours des conversations auxquelles je pouvais prendre part, de parler systématiquement après une longue respiration ». Avec humour, il indique que certains prennent la parole avant qu’il ai eu le temps de terminer sa respiration. Cette pratique, permet selon lui d’initier une transition des individus et des collectifs notamment grâce à l’intelligence collective.

Je suis en accord total avec lui et rien que cette posture de se questionner sur l’intention d’où part ce que l’on va dire, permet de faire des pas de géant quant à l’efficacité des interventions de chacun dans un groupe.

Prenons donc l’habitude de cette respiration-conscientisation et n’ayons pas peur du silence, de la réflexion. Pratiquant régulièrement ce temps de respiration, de silence à l’occasion de temps de travail, mes interlocuteurs sont souvent étonnés et me demandent  » tu es là, tu m’as entendu, ça ne t’intéresse pas… » tellement le silence a disparu des échanges. Mais avec le temps, l’entrainement et la confiance, ce « silence d’enrichissement » doit reprendre corps dans nos échanges au profit de nos intelligences collectives 😉

 

 

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Un bel élan pour 2018…

 

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Et c’est parti pour une nouvelle année !

Qu’allons-nous vivre, quelles seront nos découvertes, nos beaux projets…? Seul l’avenir nous le dira. Alors le champ des possibles est grand ouvert et de mon côté, je vous souhaite du nouveau, de la découverte, de la solidarité…du collectif chaleureux, productif, créatif, épanoui. Et c’est sur ces missions que je souhaite avant tout orienter mon année : accompagner les collectifs dans une transition vers plus d’intelligence collective, qui permet l’émergence de projets durables et ambitieux.

Cette année, j’aurai le plaisir de travailler avec Nathalie Van Volsom, artiste plasticienne et facilitatrice graphique ainsi que Jérémy Nahmiyaz, Ingénieur et urbaniste. En effet c’est en associant nos talents et expertises que nous pensons vous proposer des interventions innovantes et adaptées à vos besoins. Alors, au plaisir de faire un bout de chemin ensemble au service des hommes et des organisations. Belle année à vous.

 

Posture et Communication non violente au service de l’Intelligence Collective

Capture d_écran 2017-11-21 à 16.26.59L’intelligence collective est actuellement très en vogue et représente, il me semble, un incontournable pour accompagner le changement que nos sociétés et les organisations qui la constituent doivent intégrer.

Trop souvent l’intelligence collective n’est considérée que comme un outil. Or même si l’intelligence collective (IC) propose de nombreux outils/process animés par un facilitateur, le seul processus ne suffit pas à générer de l’intelligence collective au sein d’un groupe.

Un élément que l’on oublie bien trop souvent est le travail fondamental qui doit être réalisé par chacun sur sa posture dans le groupe. 

Pour favoriser une libération des potentiels créatifs de chacun, un cadre de sécurité défini collectivement sera défini : nous y retrouveront souvent : l’écoute, la bienveillance, la confidentialité, la souveraineté de chacun…

Mais revenons sur la posture sur laquelle chacun devra se questionner : les éléments centraux sont :

l’écoute, la coopération, le lâcher prise, la reconnaissance de l’égo de chacun, prise de temps « méta » pour observer son ressenti et ses réactions, la communication non violente proposée par Marshall Rosenberg (Les mots sont des fenêtres, ou bien ce sont des murs), la confidentialité.

En quelques mots, le principe de communication non violente se décline en quatre phases principales : observation et compréhension d’un message reçu (j’accueille ce que dit l’autre) sur lequel je ne réagis pas, j’observe en quoi le message va réveiller des sentiments chez moi, quels sont mes besoins face à ce sentiment et formulation d’une demande pour satisfaire mes besoins. Ce schéma qui semble simple à priori, prends du temps à être intégré dans mes interactions à l’autre que ce soit dans la sphère professionnelle ou privée. La première compétence a développer est la capacité à savoir s’observer, se mettre en position meta, prendre du recul, écouter ce qu’il se passe à l’intérieur. D’autre part, l’idée est d’éviter de juger l’autre, mais d’accueillir ce qu’il est vraiment en envisageant la cohabitation des idées pour potentiellement en créer une nouvelle. Eviter la réaction : savoir prendre le temps du silence, de l’observation de ce que je ressens. Enfin, outil très simple et parfois très dure à appliquer « éviter le tu qui tue » pour résoudre une situation conflictuelle. Ce « tu » qui nous maintient dans le Triangle dramatique de Karpman : je suis tour à tour soit victime, soit sauveur, soit bourreau. Ce triangle si fréquent, qui empêche l’épanouissement de chacun et l’avancée du groupe.

Inspirée par l’excellent livre de Frédéric Laloux, « Reinventing organizations« , certaines astuces peuvent permettre une prise de conscience de « l’ego » notamment au cours de séances de travail : le groupe désigne un « gardien-observateur » qui aura pour mission d’observer et signaler au groupe, lorsque l’un des participant réagira en fonction de son ego. Un temps de silence sera ensuite pris pour la prise de conscience. La réunion pourra alors reprendre lorsque les différents acteurs auront pris conscience du poids de leur ego dans leur réaction. Ce genre d’astuce permet d’accélérer la prise de conscience, l’apaisement et le gain d’efficacité des réunions.

Au cours de mes différentes interventions en temps que facilitatrice ou formatrice, j’ai pu constater que certaines générations, et notamment les plus jeunes, avaient plus de facilité à se remettre en question et à travailler leur posture. Un temps plus long sera nécessaire pour les personnes plus âgées dont les postures sont plus profondément ancrées. Mais avec de la patience, de la bonne volonté et surtout beaucoup de bienveillance, les avancées peuvent être fulgurantes.

Dans ce travail au long terme, un facilitateur permettra de maintenir un cadre de sécurité qui favorisera un travail en profondeur de chacun. L’intelligence collective, ne s’intègre pas en une fois, mais nécessite du temps et un accompagnement bienveillant et empathique.

 

 

Ré-enchanter le collectif !

Intelligence collective et création artistique au service des équipes ! En voilà une idée…

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Nathalie et moi avons imaginé cette offre innovante pour les organisations soucieuses de « doper » leur collectif (bien-être, agilité, performance, innovation…). C’est ainsi que nous mettons à disposition des entreprises, associations ou autres nos compétences de facilitation et de création artistique pour accompagner les groupes dans de nouvelles formes de collaborations. L’idée étant de permettre aux équipes de monter en puissance par l’expérience de l’intelligence collective et de la création artistique. Notre offre s’adapte aux besoins des organisations : innover, re-motiver les équipes (team-building), définir la stratégie/la vision, améliorer la gestion de projet… Enfin et surtout, cet outil permet de repositionner l’humain au coeur des organisations, non pas seul mais comme acteur fondamental d’un collectif performant.

Cette proposition vous tente ?

N’hésitez pas à nous contacter pour que nous réfléchissions ensemble au format le mieux adapté à votre situation. A très bientôt.

Une année 2017 agile, innovante et volontaire.

engrais-vert-comment-les-choisir-comment-les-utiliserIl est toujours difficile de souhaiter les voeux de la nouvelle année. Quoi dire, que souhaiter  à ses partenaires, clients ? Tout le monde n’en est pas au même niveau, donc difficile de proposer un seul et même message qui puisse résonner auprès de chacun.

J’ai donc lu, écouté et été très attentive aux tendances du moment, aux mots qui m’ont touchée, convaincue et je vous propose donc la synthèse de ce que je vous souhaite pour cette nouvelle année qui s’annonce.

Je vous souhaite donc à tous et à chacun, de vous lancer dans l’avenir de cette année, de la saisir avec courage, folie, invention et énergie. Vous pourrez ainsi en faire ce que vous voudrez ou du moins, vous pourrez lui donner une orientation qui vous sera propre et vous ne la subirez plus…vous la jouerez.

Je vous souhaite aussi, d’être optimiste, sans être naïf : croire que vous avez un rôle à jouer et que tous, nous pouvons vraiment faire avancer et bouger les lignes. Parlez, échangez, enrichissez vous et n’ayez pas peur des idées contraires. Même si elles sont loin de vos bases, elles vous feront toujours avancer, ne serait ce que pour renforcer vos arguments ou affiner votre vision.

Prenez du temps pour vous, pour rien, pour contempler le beau, pour être présent à l’instant qui s’écoule, parce que finalement, nous ne sommes pas là pour très longtemps, donc profitons-en.

Créons du lien avec autrui, bien sur, mais pas n’importe quel lien. Un lien de qualité, de bienveillance et d’enrichissement mutuel. Fuyons les liens intéressés et peu sincères qui nous polluent tant.

Enfin, une notion me plait beaucoup et qui est certes dans l’air du temps, mais qui m’inspire. Soyons agiles et adaptatifs. Ecoutons ce qui se passe, les forces, menaces du moments et surfons avec bonheur sur ce que nous propose notre temps. Soyons souples et confiants dans notre propension à savoir utiliser les forces du moment pour les transformer en formidables opportunités de progrès.

Très belle année à tous et à bientôt pour mettre en pratique dans vos organisations cette approche dynamique et porteuse de sens, source de bien-être et de performance.

La RSE pour tous !

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Convaincue que les bonnes pratiques de développement durables ou RSE se déclinent à l’infini, j’aime à varier les champs d’application et la typologie de mes clients.

Récemment, c’est avec un coiffeur intéressé par une démarche durable que j’ai travaillé.

Nous nous sommes basés sur le référentiel déployé par la profession : Développement durable, mon coiffeur s’engage. http://moncoiffeursengage.com

Nous avons d’abord travaillé ensemble le diagnostic de son salon, aussi bien sur les questions classiques de l’eau, de l’énergie, des déchets, que sur l’aspect RH : prévention des TMS, RPS et mise à jour du document unique…

Enfin, lors d’une réunion animée en intelligence collective avec les salariés du salon, nous avons établit un plan d’action sur les étapes encore à franchir pour continuer à progresser.

Cet accompagnement m’a permis de mettre le doigts sur la richesse d’un apport extérieur qui saura pointer parfois des actions simples à fort impact auprès des professionnels : ex : changer tous les produits d’entretien en eco-labellisés, inciter les fournisseurs à diminuer les emballages, apprendre à mieux lire le contenu des produits sur les étiquettes, adopter des techniques de tri plus pointues, engendrer une réflexion sur l’économie circulaire…

 

Cette mission s’est révélée extrêmement intéressante, car elle m’a permis de mettre au service d’un commerçant, profession que je connais bien notamment grâce à ma grande expérience passée au sein du réseau commercial de La Française des Jeux, mon expertise Développement durable.

J’aimerai pouvoir envisager qu’un grand nombre de syndicats professionnels ou fédérations sauront prendre le sujet à bras le corps, pour que les bonnes pratiques se diffusent à tous : boulanger, poste…

Certaines collectivités ont commencé à travailler le sujet, notamment en valorisant les bonnes pratiques des commerçants :

  • Chambery a développé une charte pour les commerçants artisans engagés pour le développement durable,
  • Le Grand Lyon : avec le label : « le grand Lyon, ville équitable et durable ». Avec ce label, la Ville de Lyon souhaite donner de la visibilité à l’offre locale de produits et services responsables, et encourager le développement d’entreprises sur des secteurs d’activités éco-responsable pour un développement durable des territoires.

Ces labels présentent plusieurs avantages : non seulement ils proposent une série de questions à se poser aux organisations souhaitant développer une démarche, mais aussi, ils valorisent les bonnes actions menées, incitent les consommateurs à se poser les bonnes questions lorsqu’ils achètent (de consommateur à consom’acteur) et cela permet aussi aux commerçants labellisés de valoriser leurs commerces et de se démarquer face à la concurrence. Dans ces approches, les trois grands piliers du développement durables sont travaillés : environnement (réduction de l’impact environnemental du commerçant), social (meilleur prise en compte des TMS ou RPS), enfin économique (développement potentiel de l’activité du commerçant grâce à une campagne de communication liée à la labellisation et à l’attrait d’une nouvelle clientèle sensible à la question du DD).

J’aimerai, dans les prochaines semaines-mois continuer dans ces actions concrètes et dont les effets sont immédiats.

Institut INSPIRE et Ferme Urbaine

Depuis le début du mois de Février j’accompagne l’Institut INSPIRE dans son projet de ferme urbaine La Marcotte.

Dans cet article, je tiens à vous présenter ce projet qui me tient particulièrement à coeur car il répond à de très nombreux enjeux de nos sociétés. Alors place à la présentation…

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Mais c’est quoi au juste La Marcotte ?

* C’est une infrastructure qui rend des services écologiques (traitement des eaux de pluie, dépollution de l’air, recyclage des déchets organiques, îlots de verdure et de fraicheur) et donne à nouveau une place à la biodiversité en ville,

* C’est une plateforme d’économie circulaire qui transforme des déchets en ressources,

* C’est un lieu d’accueil du public où chacun peut participer, se former, se reconnecter au vivant ou, tout simplement, se réunir pour discuter de la vie du quartier,

*Et c’est, bien sûr, une ferme qui produit localement et en circuits courts des fruits et légumes sains et savoureux, des champignons, des œufs, du miel, etc.

Ce projet trouve son sens dans un contexte d’augmentation de la population urbaine, de changements climatiques, d’érosion des sols fertiles, de raréfaction des ressources et de fragmentation des liens sociaux.

La Marcotte et ses fonctions

Inspirée par la nature, La Marcotte fonctionne comme un écosystème naturel :

  • Elle recycle les déchets (déchets d’élagage, de taille ou de tonte, rebuts alimentaires) en produits (compost, paillage, etc.),
  • Elle dépollue l’air et purifie l’eau de pluie grâce aux plantes,
  • Elle produit suffisamment d’énergie pour ses besoins et contribue à ceux du quartier,
  • Elle produit une alimentation saine et locale,
  • Elle constitue un îlot de verdure et de fraicheur dans un contexte urbain bétonné,
  • Elle contribue à la cohésion sociale, à la qualité du cadre de vie et sert de support pédagogique (scolaire, formation continue, etc.).

Comme un écosystème naturel, La Marcotte évolue, s’adapte à l’espace disponible, au climat et aux besoins locaux, ceux des riverains et des collectivités.

Elle contribue à la création d’emplois locaux pour son entretien et sa gestion quotidienne.

Elle favorise la résilience des territoires et leur adaptation au changement climatique.

Les bénéfices de La Marcotte

Le caractère modulaire et hors-sol de La Marcotte ouvre des possibilités d’implantation rapide en milieu urbain dense et répond à la demande croissante d’espaces verts et de projets sociaux. La Marcotte devient ainsi un élément de réponse aux besoins des citoyens, des entreprises et des collectivités.

La Marcotte

Des bénéfices pour tous

  • Partage de connaissances par l’observation, la pratique, la formation
  • Lien social revitalisé au sein d’une structure et d’un quartier par la reconnexion au vivant
  • Sensibilisation et accès facile à une alimentation saine, produite localement
  • Nouveau cadre de vie pour un faible investissement initial : utilisation de matériaux recyclés, de ressources locales et bio-sourcées, innovation dans la conception du bâtiment et de ses éléments techniques
  • Coûts d’exploitation minimes grâce à sa sobriété en eau et en électricité et au coût de traitement évité des déchets.

La Marcotte

Un atout pour les collectivités locales et les bailleurs sociaux

  • Attractivité du quartier et amélioration du cadre de vie pour les habitants
  • Valorisation du patrimoine immobilier
  • Tiers lieu à moindre coût pouvant accueillir des activités sociales (éducation, conférences…) et/ou économiques (co-working, fab-lab…)
  • Réponse concrète à la demande, par les citoyens, d’espaces verts et de jardins partagés
  • Ilot de fraicheur dans un environnement bétonné
  • Support pour une participation citoyenne accrue autour d’un projet de quartier : co-conception en amont et concertation régulière
  • Contribution aux services écosystémiques et soutien à la politique de transition énergétique de la ville ou du territoire.

La Marcotte 

Une ressource pour les structures privées

(Entreprises disposant d’espace extérieur, syndics de co-propriété, gestionnaires de zones d’activités, restaurants …)

  • Amélioration du bien-être au travail
  • Diminution des frais d’entretien des espaces verts dans les co-propriétés
  • Mobilisation et motivation des salariés autour d’un projet responsable
  • Valorisation de l’image de l’entreprise en interne et en externe
  • Support et matérialisation d’une stratégie RSE
  • Support d’activités de services permettant de rentabiliser l’investissement.

 

Le réseau des Marcottes

Le concept de La Marcotte a vocation à créer progressivement un réseau étendu de Marcottes. Au sein de ce réseau, les exploitants de Marcottes partageront leur retour d’expérience pour évoluer et renforcer leur contribution à la transformation de nos villes.

Le prototype de La Marcotte

Avant de déployer un réseau de Marcottes à une large échelle, il faut d’abord en construire une ! Ce prototype sera notre démonstrateur que chacun pourra venir visiter pour mieux comprendre le concept. Il sera construit au sein du Lycée Agricole de Valabre à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône et son inauguration est prévue le 20 mai 2016.

Schéma Marcotte Valabre

Pour plus de renseignement, rendez-vous sur le site de lamarcotte.com

 

 

Ré-enchanter l’entreprise

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Pour faire face au désengagement et à la perte de motivation des équipes, nous avons souhaité, Maryline Courtadon et moi-même, élaborer un module en Intelligence Collective visant à « ré-enchanter l’entreprise ». L’idée fondatrice était de pouvoir redonner la parole à chacun dans la construction d’une vision commune. Nous avons ainsi construit un programme d’une journée alliant, réflexion collective, jeux et production de plans d’action.

Ce projet me tient particulièrement à coeur, car pour moi, il ne peut y avoir d’entreprise durable sans le bien-être des hommes et sans leur implication. Ainsi, l’intelligence collective vient au service de l’organisation pérenne, saine, innovante et performante.

Voici une présentation dans laquelle sont développés les points fondamentaux de ce module. Pour plus d’information, vous pouvez me contacter afin que nous puissions adapter notre intervention à vos besoins.

Ré-enchanter l’entreprise

L’économie de fonctionnalité et éco-mobilité

Petit retour en arrière sur ma participation à des ateliers de design de service en économie de fonctionnalité animés par l’Institut Inspire.

Avant d’aller plus loin, je me permets un petit rappel sur ce que recouvre le concept d’économie de fonctionnalité. L’idée est de remplacer la vente d’un produit par la vente d’un usage, ce qui permet d’atteindre plusieurs bénéfices : amélioration de la durée de vie des produits et de leur taux d’utilisation, tout en limitant les impacts sur l’environnement.

Suite à la participation à ses ateliers de design de service, nous avons proposé un projet favorisant la mise en avant des moyens de locomotion existant pour l’usager sur la communauté de marseille, via une plateforme web. Cette plateforme a pour vocation de proposer l’usage (itinéraire parcouru) par différents moyens de locomotions proposés existants : co-voiturage, transports en commun, vélo, taxis… Les bénéfices attendus par ce type d’application sont multiples : baisse du nombre de voitures utilisées avec un seul voyageur, donc diminution du trafic et des bouchons ; baisse de l’empreinte environnementale par une baisse du trafic routier ; meilleure rentabilité économique pour les acteurs de la mobilité ; baisse des couts de transport pour les usagers…

Afin que vous puissiez mieux comprendre le concept développé, voici un lien dans lequel j’explique le service envisagé :

http://www.frequencemistral.com/L-economie-de-fonctionnalite-a-fait-sa-promotion-a-Marseille-Rencontre-avec-deux-dynamiques-creatrices-d-entreprises_a1212.html

Mon interview débute à 2 mns 33.

Animation de groupe en Intelligence Collective

Ces derniers jours, j’ai eu l’occasion d’animer à plusieurs reprises des groupes de travail en Intelligence collective. Dans les deux cas, il s’agissait de sujets touchant de près au Développement Durable.

Il est très intéressant de constater combien les réactions des primo participants à une session d’IC sont similaires, quelques soient les groupes et personnalités concernées.

Tout d’abord on peut ressentir une certaine gène physique dans la proximité liée au cercle, mais celle-ci à tendance à disparaitre au delà de 15 mns d’exercice.

Le deuxième constat réside dans la difficulté d’un très grand nombre d’attendre son tour pour parler : que de frustration 😉 Inversement, quelle richesse que de pouvoir donner la parole à chacun et de façon équitable. Enfin pouvoir entendre la parole de chacun avec le même poids : cela apporte un réel rééquilibrage dans le temps de parole de chacun et enrichit d’autant plus le travail. Cette opportunité d’être entendu et écouté par tous peut également générer un certain inconfort (le trac) qui tourne ensuite très vite en bien-être 😉

Inviter les personnes qui souhaitent intervenir alors que ce n’est pas leur tour de parole, de noter ce qu’ils souhaitent exprimer : réduit grandement la frustration.

Plusieurs points de vigilance pour le bon fonctionnement du groupe :

En ce qui concerne la sociocratie, il est extrêmement important que la proposition faite par le porteur de projet soit la plus claire et la plus aboutie possible. Ainsi les tours de clarification, seront rapides et dynamique.

Autre point de vigilance, la nécessité de former un cercle réel où tout le monde peut se voir, afin de renforcer la qualité d’écoute des participants.

Il est selon moi aussi extrêmement important de limiter le nombre de participants à un cercle : maximum 10 personnes. Au delà, si les participants ne sont pas habitués aux techniques d’IC, les tours de parole risquent d’être trop longs et les participants pourront alors s’impatienter et trouver le processus trop long.

Enfin, dernier éléments, pour que le groupe monte en puissance, il faut un temps de maturation et plusieurs expériences en IC. En effet, la première expérience peut être vécue comme quelque peu inconfortable, mais dès la deuxième expérience, les participants sauront mieux gérer leur temps de parole, en travaillant la synthèse, la non répétition de ce qui a déjà été dit et le groupe gagnera en puissance. Il est donc selon moi indispensable de répéter les expériences en IC pour pouvoir progressivement sentir les bénéfices profonds de la méthode.